dimanche, novembre 28, 2021
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Classement des plus grandes entreprises européennes en 2020

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Liste des plus grandes entreprises européennes en 2020 !

L’année 2020 fut particulièrement éprouvante pour les entreprises européennes en raison du ralentissement économique engendré par la pandémie de Covid-19. Le chiffre d’affaires a baissé en moyenne d’environ 25 % par rapport aux résultats enregistrés durant l’année 2019.

Le classement 2020 par chiffres d’affaires des plus grandes entreprises européennes est dominé par les géants du secteur des matières premières, de l’automobile et de l’assurance.

Découvrez les principales entreprises ayant fait parler d’elles en 2020.

Volkswagen : 222,88 milliards d’euros de chiffre d’affaires

Le constructeur automobile allemand arrive en tête de ce classement avec un chiffre d’affaires de 222,88 milliards d’euros. Toutefois, ce résultat représente une baisse de 26 milliards d’euros par rapport à l’année 2019. Les mesures restrictives instaurées pour freiner la propagation de la pandémie ont relativement impacté son activité.

Le nombre de véhicules neufs livrés au cours de l’exercice est de 9,3 millions d’unités, soit 15,2 % de moins que les prévisions. Le géant de l’automobile recule ainsi à la 2e place du classement mondial des constructeurs automobiles derrière le japonais Toyota. Dans le contexte actuel de crise sanitaire, les résultats financiers obtenus sont nettement meilleurs que ceux attendus.

Les résultats au second semestre 2020 en sont la preuve. Les commandes ont connu un fort rebond, le nombre de véhicules électriques livrés a triplé (422 000 modèles), la part de marché mondial est en légère augmentation (13 %), etc. Le groupe affiche un résultat net de 8 milliards d’euros, un résultat avant impôt de 11,7 milliards d’euros et 6,4 milliards d’euros générés par la division automobile. Volkswagen prévoit une augmentation significative de ses ventes et une hausse significative de son chiffre d’affaires pour le premier trimestre 2021.

Daimler : 154,31 milliards d’euros de chiffre d’affaires

Le constructeur d’automobiles et de camions dont le siège social est à Stuttgart en Allemagne a enregistré un chiffre d’affaires en baisse de 11 % par rapport à l’exercice précédent. Il s’élève désormais à 154,31 milliards d’euros. Tout comme Volkswagen, Daimler (Mercedes-Benz) affiche un résultat net supérieur aux prévisions. Daimler a généré un bénéfice net de +48 % (4 milliards d’euros) malgré le recul de 15 % des ventes (2,84 millions de véhicules). Le groupe table sur une hausse significative de ses ventes pour l’année prochaine. L’introduction en bourse de la division poids lourd qui doit se faire avant la fin de l’année 2021 devrait y contribuer.

Il faut souligner que Daimler a amorcé un programme d’économie qui inclut la suppression d’effectifs. Par ailleurs, le groupe automobile a connu des difficultés d’approvisionnement en puces électroniques qui ont entraîné un arrêt quasi total de sa production.

Shell : 147,02 milliards d’euros de chiffres d’affaires

Le géant des hydrocarbures Shell affiche un chiffre d’affaires de 147,02 milliards d’euros, de 160 milliards d’euros par rapport aux résultats enregistrés en 2019. Le résultat net est un déficit de plus de 17,54 milliards d’euros. La compagnie anglo-néerlandaise a subi d’énormes pertes en raison de la crise sanitaire, qui a considérablement plombé la consommation de pétrole et de gaz.

Il s’en est suivi une dépréciation massive des actifs pétroliers et gaziers, atteignant de plus bas historiques. Les efforts de l’OPEP et de ses partenaires pour limiter la production mondiale n’ont pas suffi pour soutenir les prix. L’offre conséquente de pétrole américain, dopé par le schiste a également contribué à affaiblir le marché. Le groupe a amorcé une profonde restructuration de ses activités pour s’adapter aux cours faibles et rester rentable. Son plan d’économie comprend la suppression de 7000 à 9000 postes à l’horizon 2022, la réduction de 30 à 40 % des dépenses consacrées à la production pétrolière et gazière, l’orientation de ses activités vers les énergies renouvelables.

Shell reste très prudent sur ses prévisions pour l’année 2021. Il table néanmoins sur une hausse de ses dividendes au premier trimestre par rapport au quatrième trimestre 2020.

British Petroleum (BP) : 146,85 milliards d’euros de chiffre d’affaires

Les résultats du géant britannique de la recherche, de l’extraction, du raffinage et de la vente de pétrole ont considérablement chuté en 2020. Son chiffre d’affaires au terme de l’exercice est de 146,40 milliards d’euros, soit plus de 100 milliards d’euros de moins par rapport à l’exercice 2019. Le groupe enregistre un déficit abyssal de 16,88 milliards d’euros en termes de résultat net.

Les raisons de ce mauvais résultat sont les mêmes que celles évoquées dans le cas de Shell : la pandémie du covid-19 et le faible coût du baril de pétrole. Le directoire prévoit une reprise progressive de la demande en 2021, mais s’attend à d’importantes difficultés dans le premier trimestre. British Petroleum a instauré un programme d’économie d’environ 2,5 milliards d’euros qui inclut la suppression de 15 % de ses effectifs dans le monde.

ALLIANZ : 140 milliards d’euros de chiffre d’affaires

L’assureur allemand, premier sur le plan Européen et quatrième gestionnaire d’actifs au monde affiche un chiffre d’affaires de 140 milliards d’euros, en recul de 1,3 % par rapport à l’exercice précédent. Le bénéfice net est aussi en baisse. Il passe de 8,3 à 7,1 milliards d’euros entre 2019 et 2020. Tout comme les géants de l’énergie et de l’automobile, ALLIANZ a été impacté par la crise sanitaire.

Les pertes liées à la pandémie sont évaluées à 1,3 milliard d’euros. Le résultat opérationnel recule de 10,8 milliards d’euros. Toutefois, l’assureur se montre optimiste et prévoit un résultat opérationnel de 12 milliards d’euros en 2021.

Glencore : 115,91 milliards d’euros de chiffre d’affaires

Le géant anglo-suisse du négoce, du courtage et de l’extraction de matières premières a vu ses performances dégringoler en 2020. Son chiffre d’affaires s’élève à 115,91 milliards d’euros. En comparaison, celui de l’année 2019 était estimé à 192,09 milliards d’euros. Le résultat net est toujours dans le rouge : -3,21 milliards d’euros.

Outre les répercussions de la pandémie, Glencore subit également la dépréciation d’actifs à hauteur de 5,9 Md $. La dépréciation est liée :

  • aux difficultés rencontrées sur la mine de cuivre de Mopani (Zambie) ;
  • aux difficultés liées aux activités de charbon en Colombie ;
  • et à la baisse des cours de pétrole.

Le groupe prévoit d’assainir son portefeuille en se séparant des actifs qui plombent ses résultats.

Exor : 116,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires

La société d’investissement fondée et contrôlée par la famille Agnelli affiche un chiffre d’affaires de 116,5 milliards d’euros, en baisse de 23 milliards d’euros par rapport à l’exercice précédent. Le résultat net recule de -30 % sur la même période.

TotalEnergies : 114,56 milliards d’euros de chiffres d’affaires

L’année 2020 a été difficile pour le champion français de la production et de la fourniture d’énergie. TotalEnergies a subi de plein les conséquences de la crise sanitaire et la baisse mondiale de la demande en hydrocarbure. Le groupe français affiche au quatrième trimestre de l’année 2020 un chiffre d’affaires de 114,56 milliards d’euros. Cela équivaut à une baisse de plus 64 milliards d’euros par rapport aux résultats de l’exercice précédent.

Le résultat net est passé de 10,06 milliards d’euros début 2020 à -5,89 milliards d’euros au terme de l’exercice. TotalEnergies a lancé une stratégie audacieuse de transformation. La production d’énergie s’appuiera désormais sur le gaz naturel liquéfié et l’électricité à partir de ressources renouvelables. Dans le même temps, la vente de produits pétroliers devrait baisser de 55 à 30 %.

BMW : 98,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires

Le constructeur allemand d’automobile haut de gamme a réalisé un chiffre d’affaires de 98,9 milliards d’euros au terme du quatrième trimestre de l’exercice 2020. Ce résultat représente un recul d’environ 5 milliards d’euros sur l’année précédente. Le résultat net est aussi en baisse, mais supérieur aux prévisions : il est évalué à 3,77 milliards d’euros. BMW prévoit une hausse de ses ventes et celui de son chiffre d’affaires pour 2021. Cependant, il risque de revoir ses prévisions à la baisse en raison du déficit mondial de puces électroniques.

AXA : 96,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires

L’assureur français AXA a dévoilé des résultats en baisse au terme de l’année 2020. Le chiffre a chuté de 7 % par rapport à l’année précédente. Il est désormais évalué à 96,7 milliards d’euros. Le bénéfice net a subi une baisse de 18 % en 2020, passant à 3,16 milliards d’euros. Les résultats négatifs résultent essentiellement de l’impact des sinistres en lien avec la pandémie et des mesures de solidarité prises par la compagnie. Elles sont estimées à plus de 1,5 milliard d’euros. La branche assurance vie, épargne, retraite fait état d’une baisse de 6 %. Les pertes d’exploitation sont estimées à plus de 1,1 milliard d’euros.

Trafigura : 12,7 milliards d’euros de chiffres d’affaires

Trafigura est l’un des leaders mondiaux du négoce de pétrole, de gaz, de minéraux, et de l’affrètement maritime. La multinationale a réalisé un chiffre d’affaires de 12,7 milliards d’euros, en baisse de 14 % par rapport à l’année précédente. En termes de bénéfice net, l’entreprise a enregistré la meilleure performance commerciale de son histoire. Le bénéfice net pour le compte de l’année 2020 est évalué à 1,30 milliard d’euros, soit plus de 2,8 fois supérieures au résultat de l’année dernière.

Voilà ! Vous avez désormais une idée du classement des plus grandes entreprises européennes de l’année 2020

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