2,5 M€ levés, 30% d’économies visées, le capteur IoT LOBX sans batterie, ce qui surprend les experts

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Huelco annonce une levée de fonds de 2,5 millions d’euros pour industrialiser LOBX, un capteur IoT autonome développé par sa filiale Orioma. Objectif, accélérer le déploiement dans les bâtiments tertiaires et industriels, avec des gains annoncés pouvant aller jusqu’à 30% sur la facture énergétique.

Le groupe, implanté en Isère, met en avant une promesse simple, réduire les interventions et la maintenance en supprimant piles et câblage, tout en produisant des données d’usage en continu. La levée arrive dans un contexte où la performance énergétique des bâtiments devient un sujet de pilotage quotidien, entre contraintes réglementaires et pression sur les coûts.

Concrètement, Huelco veut passer d’un produit déjà déployé à une capacité industrielle, et transformer son capteur en standard opérationnel pour les exploitants. Le pari, faire de l’IoT un outil de sobriété, pas un gadget de plus dans la couche technique des immeubles.

En chiffres
2,5 M€
Montant de la levée de fonds
Pour industrialiser LOBX
15 ans
Autonomie annoncée du capteur
Sans pile ni câblage
30%
Économies d’énergie maximales évoquées
Selon les premiers déploiements
35-40
Effectif indiqué
Selon les publications
3-3,5 M€
Chiffre d’affaires visé en 2026
Objectif annoncé

LOBX, un capteur alimenté par la lumière ambiante

Le cœur du dossier s’appelle LOBX. Ce capteur IoT a été conçu pour fonctionner sans pile et sans câblage, avec une alimentation par lumière ambiante [1]. L’enjeu est double, simplifier l’installation et éviter la maintenance récurrente liée au remplacement des piles, un point sensible dans les parcs immobiliers multi-sites.

Selon La Voix de l’Ain, le dispositif peut fonctionner jusqu’à quinze ans sans pile ni câblage [1]. Il mesure en continu des informations utiles à l’exploitation, comme la présence, la température ou la luminosité, pour ajuster les réglages et optimiser les consommations [1]. Autre point, Huelco met aussi en avant l’usage du capteur sur la sécurité, via des fonctions de détection de présence et de mouvements [2].

Le discours est clair, l’optimisation ne vient pas seulement de la technologie, mais de la donnée d’usage. Un bâtiment peut être performant sur le papier et gaspiller en exploitation, parce que les horaires, les zones occupées et les besoins réels ne collent pas aux réglages. L’IoT vise à réduire cet écart, pièce par pièce, zone par zone.

Jusqu’à 30% d’économies d’énergie, selon les premiers déploiements

Huelco met en avant un résultat qui parle aux directions immobilières, jusqu’à 30% de baisse des consommations énergétiques, observée lors des premiers déploiements [2]. La Voix de l’Ain évoque aussi des gains pouvant atteindre 30% sur la facture énergétique [1]. Le chiffre est présenté comme un maximum, pas comme une moyenne, mais il sert de repère dans un marché où les exploitants cherchent des actions rapides, mesurables, et compatibles avec des bâtiments existants.

Le problème? Les bâtiments tertiaires et industriels cumulent des contraintes lourdes, occupation variable, équipements multiples, zones peu utilisées mais chauffées ou éclairées, et arbitrages permanents entre confort, sécurité et coûts. Un capteur autonome prend ici une place précise, déployer plus largement, plus vite, sans refaire l’électricité, ni planifier des remplacements de piles à grande échelle.

Dans son communiqué en anglais, le groupe décrit LOBX comme un objet combinant capacités multi-usages, intelligence embarquée et facilité d’installation, avec des retours de terrain allant jusqu’à 30% d’économies d’énergie [3]. Le même texte insiste sur l’idée d’une solution déployable sans heavy works, donc sans gros travaux, pour agir sur l’existant [3].

Reste un détail, ces économies supposent un pilotage. Un capteur mesure, mais l’impact dépend de la façon dont l’exploitation transforme la donnée en action, réglages, scénarios, consignes, alertes, contrôle des dérives. L’industrialisation annoncée vise aussi à rendre cette chaîne plus simple à déployer, plus robuste, et plus reproductible.

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Smart building, les enjeux d’industrialisation

Passage à l’échelle
La levée doit financer l’industrialisation de LOBX et soutenir des déploiements plus larges dans le tertiaire et l’industriel.
Sobriété énergétique
Huelco met en avant jusqu’à 30% d’économies d’énergie observées lors des premiers déploiements, avec un pilotage basé sur la donnée d’usage.
Sécurité des sites
La solution intègre des fonctions de détection de présence et de mouvements, présentées comme utiles pour la sécurité des bâtiments.
Coûts d’exploitation
Le capteur vise à réduire la maintenance en supprimant piles et câbles, un argument clé pour les exploitants multi-sites.
Déploiement international
Huelco met en avant une accélération du déploiement et une ambition de référence mondiale pour Orioma, selon les déclarations rapportées.

Une levée de 2,5 M€ pour passer à l’échelle industrielle

Le montant annoncé est 2,5 millions d’euros, levés pour industrialiser les capteurs IoT et accélérer leur diffusion [1]. Plusieurs acteurs sont cités dans le tour de table, dont Financière de Sorlin, LVMA et GTI (Gestion Tourisme Immobilier), avec un pool d’investisseurs privés et le concours de Bpifrance, Société Générale, BNP Paribas et Crédit Coopératif [1].

Industrialiser, ce n’est pas seulement produire plus. C’est sécuriser une chaîne, composants, assemblage, tests, qualité, logistique, support, et capacité à livrer des projets multi-sites. Dans le smart building, la crédibilité se joue souvent là, une solution peut être excellente en pilote et se heurter à la réalité dès qu’il faut équiper des dizaines de bâtiments, avec des contraintes d’exploitation et des délais serrés.

Le groupe présente une organisation structurée autour de Orioma, Xdigit et Steepulse, avec l’idée de contrôler la chaîne de valeur, de la conception électronique au déploiement sur site [3]. Selon la synthèse publiée par L’Essor Isère, le dirigeant-fondateur Serdar Manakli affiche une ambition mondiale pour Orioma et insiste sur la séquence, concevoir, faire émerger, industrialiser, déployer à grande échelle [5].

Autre point. La question de la souveraineté technologique apparaît dans la communication du groupe. L’angle est classique, réduire la dépendance, sécuriser les architectures, et transformer des briques deeptech en solutions opérationnelles [2]. Là encore, la capacité à industrialiser en France et à tenir un rythme de déploiement devient un argument commercial.

Huelco, 35 à 40 salariés et un objectif de 3 à 3,5 M€ de chiffre d’affaires en 2026

Le groupe Huelco est présenté avec 35 salariés dans La Voix de l’Ain [1], et 35 à 40 salariés dans d’autres publications [2][3]. Côté trajectoire, l’entreprise indique viser un chiffre d’affaires entre 3 et 3,5 millions d’euros en 2026 [1][2][3]. La Voix de l’Ain évoque aussi une croissance annuelle annoncée entre 30% et 50% [1], donnée reprise dans le communiqué en anglais [3].

Ces ordres de grandeur situent Huelco dans une phase de structuration, pas dans celle d’un acteur déjà massifié. L’enjeu de la levée est cohérent avec ce profil, passer d’une logique de développement et de premiers déploiements à une logique de production et de diffusion répétable, avec une offre qui doit tenir dans le temps, en conditions réelles, sur des parcs hétérogènes.

Le marché, lui, pousse. Dans son texte, le groupe cite des cadres européens comme le Green Deal, et mentionne aussi des exigences associées à BACS et au Tertiary Decrees, avec une référence à une réduction de 40% de la consommation d’énergie d’ici 2030 [3]. Ce point sert de toile de fond, l’IoT autonome comme outil d’exécution, pas seulement de reporting.

Et après? La question n’est pas seulement de vendre un capteur. C’est de s’insérer dans les chaînes de décision des gestionnaires, propriétaires, exploitants, intégrateurs, et de prouver que la donnée produite se traduit durablement en économies, sans complexifier l’exploitation. La levée de 2,5 M€ donne à Huelco une marche pour jouer ce match à l’échelle industrielle.

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FAQ

Qu’est-ce que le capteur LOBX d’Orioma?
LOBX est un capteur IoT autonome développé par Orioma, entité du groupe Huelco, conçu pour fonctionner sans pile ni câblage, avec une alimentation par la lumière ambiante [1].

Quels usages dans un bâtiment tertiaire ou industriel?
Le capteur mesure en continu des données comme présence, température et luminosité, afin d’aider à optimiser les consommations et d’améliorer le pilotage des espaces [1].

Quel niveau d’économies d’énergie est mis en avant?
Selon Huelco, les premiers déploiements ont montré des gains pouvant aller jusqu’à 30% de baisse des consommations énergétiques [2].

À quoi sert la levée de 2,5 M€ annoncée par Huelco?
Le financement doit permettre d’industrialiser le capteur LOBX et d’accélérer son déploiement, avec le soutien d’investisseurs et de partenaires bancaires cités dans la presse régionale [1].

Quelle est la taille du groupe et sa trajectoire annoncée?
Huelco est présenté avec 35 à 40 salariés et un objectif de 3 à 3,5 M€ de chiffre d’affaires en 2026, avec une croissance annuelle annoncée entre 30% et 50% selon les publications [1][3].

Levée de fonds Huelco, points clés

  • Huelco annonce une levée de 2,5 M€ pour industrialiser LOBX.
  • LOBX est développé par Orioma, entité du groupe Huelco.
  • Le capteur est conçu pour fonctionner sans pile ni câblage grâce à la lumière ambiante.
  • Les premiers déploiements évoquent jusqu’à 30% de baisse des consommations énergétiques.
  • Huelco vise un chiffre d’affaires entre 3 et 3,5 M€ en 2026.

À retenir

  • Huelco annonce une levée de 2,5 M€ pour industrialiser le capteur IoT autonome LOBX.
  • LOBX, développé par Orioma, fonctionne sans pile ni câblage grâce à la lumière ambiante.
  • Les premiers déploiements évoquent jusqu’à 30% de baisse des consommations énergétiques.
  • Le tour de table réunit des investisseurs cités et le concours de Bpifrance et de plusieurs banques.
  • Huelco vise un chiffre d’affaires de 3 à 3,5 M€ en 2026 et annonce une croissance annuelle entre 30% et 50%.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le capteur LOBX développé par Orioma ?
LOBX est un capteur IoT autonome conçu par Orioma, entité du groupe Huelco, capable de fonctionner sans pile ni câblage grâce à une alimentation par la lumière ambiante.
Quels types de données le capteur mesure-t-il dans les bâtiments ?
Selon la presse régionale, LOBX mesure en continu des données comme la présence, la température et la luminosité afin d’aider à optimiser l’exploitation des bâtiments.
Quel niveau d’économies d’énergie Huelco met-il en avant ?
L’entreprise indique que les premiers déploiements ont permis de constater jusqu’à 30% de baisse des consommations énergétiques dans les bâtiments.
À quoi doit servir la levée de fonds de 2,5 M€ ?
Le financement annoncé doit servir à industrialiser le capteur LOBX et à accélérer son déploiement, avec la participation d’investisseurs et le concours d’acteurs comme Bpifrance et plusieurs banques citées.
Quelle trajectoire économique Huelco annonce-t-il pour 2026 ?
Les sources indiquent un chiffre d’affaires attendu entre 3 et 3,5 millions d’euros en 2026, avec une croissance annuelle annoncée entre 30% et 50%.
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